Itinéraire en boucle suivant la crête d’Orobie au-dessus du plateau de Clusone et jusqu’au col de Presolana.
Le Trekking della Presolana (TDP) est né d’une idée de la Commissione Sentieri (Commission des Sentiers) du CAI de Clusoné, et est devenu une réalité grâce au précieux travail des bénévoles qui, avec passion et dévouement, ont pris soin de l’aménagement des sentiers pendant 2024.
Le parcours serpente à travers des vues spectaculaires et des environnements toujours différents, avec la Presolana comme toile de fond constante. Deux variantes sont proposées : le parcours vert, en 5 étapes, conçu pour ceux qui aiment s’immerger lentement dans la nature ; le parcours rouge, en 3 étapes, dédié à ceux qui recherchent des passages plus techniques et plus difficiles. Le TDP se parcourt de préférence dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, mais il peut également être parcouru dans le sens inverse.
Pour les plus experts, des itinéraires supplémentaires sont disponibles, tels que le tour alpin de la Presolana et la Traversata del Formico, adaptés à tous mais avec un large éventail de parcours.
Nous vous proposons ici la Voie verte. Prêt ? En marche !
Le parcours commence dans la ville de Clusone, dans la vallée de Seriana. Le point de départ est le grand parking de Via Brescia, où vous pouvez laisser votre voiture pour les jours nécessaires à la réalisation de l’itinéraire.
En laissant le centre historique derrière vous, l’itinéraire serpente à travers les champs cultivés et les prairies ouvertes, en suivant une route de campagne jusqu’à Rovetta. Le pont historique sur la Valleggia, avec ses pierres polies par le temps, marque le passage à Songavazzo.
Depuis Songavazzo, l’itinéraire commence à grimper vers le plateau du Falecchio, terre de légendes anciennes et de vues sur Presolana, la “Reine de l’Orobie”. La montée est immergée dans une épaisse forêt de hêtres, où le parfum de la résine et de la mousse accompagne chaque respiration. Après avoir dépassé la Chiesetta degli Alpini di Songavazzo, le sentier s’élargit pour devenir un chemin de terre, éclairé par le soleil qui filtre à travers les branches.
C’est l’un des tronçons les plus évocateurs : des hêtres centenaires se dressent majestueusement sur les côtés du sentier, créant un couloir naturel qui semble accompagner le voyageur jusqu’à son point d’arrivée.
En poursuivant le long de la crête du Camasone, le paysage s’ouvre sur un spectacle de prairies et de pâturages. Ici, le souffle se fait plus profond, l’air plus léger. Après quelques centaines de mètres, une bifurcation marque l’entrée sur le sentier 553A, qui entame une douce descente vers Bossico.
En chemin, la source Cremonella offre un moment de rafraîchissement : l’eau fraîche et cristalline qui jaillit des rochers est un cadeau de la montagne, un petit plaisir à savourer avant de poursuivre.
La dernière partie de la promenade est une douce descente à travers les prés et les fermes, où l’odeur de l’herbe fraîchement coupée et le son lointain des cloches des vaches créent une atmosphère authentique et accueillante. La Chiesetta dei Caduti, avec son aire de rafraîchissement, est le point de vue idéal pour faire une pause et admirer la vue.
Et voici Bossico, un hameau qui surplombe le lac d’Iseo comme un balcon naturel. Ici, le temps semble ralentir : la vue s’étend des sommets des Alpes aux douces collines qui glissent vers le lac. Les rues étroites du village invitent à une promenade relaxante, tandis que l’hospitalité de ses habitants accueille chaleureusement les randonneurs.
Bossico accueille les voyageurs avec son atmosphère sereine et ses vues à couper le souffle. Ici, le voyage continue… et la montagne a encore beaucoup à raconter.
En laissant derrière soi le village de Bossico, avec ses ruelles pittoresques et son accueil montagnard typique, le sentier commence son ascension vers les hauteurs. Le lac d’Iseo s’éloigne lentement, mais continue à accompagner la promenade par de soudains aperçus à travers les arbres, donnant un effet presque surréaliste : le bleu intense de l’eau contraste avec le vert vif des prés et des forêts.
La première partie de la promenade serpente le long de pâturages ouverts et de hêtraies, où le silence des montagnes n’est interrompu que par le bruissement du vent et le son des cloches des troupeaux en train de paître. L’itinéraire offre déjà un sentiment de liberté absolue, tandis que l’odeur de l’herbe humide et de la résine accompagne chaque respiration.
Après les premières sections plus douces, le sentier commence à grimper entre les affleurements rocheux et les prairies alpines, offrant des vues de plus en plus ouvertes. Ici, le sentier 554A devient plus raide et grimpe sur la crête du Monte Colombina. Chaque pas est une découverte : à droite, la vue embrasse les sommets de l’Orobie Bergamasche, tandis que derrière nous, le lac d’Iseo scintille sous le soleil, nous offrant un spectacle qui nous laisse sans voix.
Ici, le souffle se fait plus profond, l’air plus léger et la sensation d’être dans un lieu spécial plus intense.
En continuant le long de la crête sur le versant opposé, on rejoint le sentier CAI 555 qui, en tournant à droite, nous conduit à Forcellino di Ramello. Ensuite, par le sentier CAI n° 551A et au milieu d’une épaisse forêt de sapins, on atteint Malga Ramello et, par une montée raide dans les prés, le refuge Magnolini à 1610 m d’altitude dans la localité de Pian della Palù, destination de ce deuxième tronçon de l’itinéraire. Du refuge, on a une vue magnifique sur le versant sud de la Presolana.
Pour ceux qui choisissent de passer la nuit au refuge, l’expérience est enrichie par un moment magique : le coucher du soleil qui colore les montagnes de nuances d’or et de rouge, transformant le paysage en un tableau vivant.
Le refuge Magnolini est le tournant de l’aventure : d’ici, la montagne se révèle dans toute sa grandeur, nous invitant à poursuivre vers de nouvelles merveilles. Le voyage continue… et la Presolana a encore beaucoup à raconter.
L’air est frais et vif lorsque les premiers rayons du soleil caressent le refuge Magnolini, illuminant les sommets lointains et faisant scintiller la rosée sur les prairies alpines. Après un petit déjeuner réparateur, le voyage reprend, emmenant les randonneurs toujours plus haut, toujours plus près de l’âme des montagnes d’Orobie.
En quittant le refuge, nous continuons sur un chemin de terre et des sections de sentier plutôt plates en direction de la Baita Termen. Nous traversons horizontalement les prairies et les pâturages du refuge de Pora et remontons le sentier qui mène au sommet de Pora.
En atteignant la large crête de la montagne, nous quittons le chemin de charrette, qui continue à droite en direction de Cima Pora, pour continuer à gauche, en descente. Le sentier s’engage entre des étendues herbeuses et des crêtes panoramiques, offrant une vue incroyable sur les montagnes environnantes, tandis que le profil incomparable de la reine de l’Orobie, la Presolana, commence à dominer l’horizon.
Le sentier suit un tracé aérien. La crête que nous descendons domine les montagnes du Val di Scalve, avec au premier plan le groupe du Pizzo Camino. Nous attend le Sentiero del Bosco Incantato (Sentier du Bois Enchanté ) qui, au milieu des légendes et des traditions du Val di Scalve, nous accompagne vers un repos bien mérité.
Après avoir passé le Colle Vareno, le sentier suit la crête du Monte Lantana et descend sur le versant opposé jusqu’à un carrefour de sentiers près de la localité de Marinona, équipée de tables pour une halte pique-nique. En continuant, on monte vers le nord en direction de Malga Lantana et peu après on atteint le Monte Scanapà, où l’effort est récompensé par un sentiment de liberté absolue. Chaque pas est un dialogue avec la montagne, chaque respiration un hommage à la Presolana que nous avons majestueusement sous les yeux.
Il est conseillé ici de monter encore quelques mètres, d’atteindre le sommet du Scanapà où se trouve une haute croix et, surtout, d’admirer toute la vallée : au premier plan, les villages de Bratto et Dorga, puis le Castione della Presolana, le plateau de Clusone et jusqu’au Monte Alben.

Après la dernière descente, le sentier atteint le col de Presolana, l’un des endroits les plus emblématiques de tout l’itinéraire. Cet endroit a vu passer des générations de voyageurs, de marchands et d’alpinistes, chacun avec son rêve et son histoire. La Presolana, avec ses parois de calcaire gris et blanc, est le royaume des grimpeurs qui s’essayent à ses voies légendaires.
S’asseoir sur un rocher et se laisser envelopper par le panorama, c’est comprendre la grandeur de ces terres. La vue s’ouvre sur un horizon infini : au sud, les vallées s’étirent doucement, au nord, les sommets déchiquetés s’élèvent comme des gardiens du ciel.
Pour ceux qui souhaitent continuer jusqu’au refuge Carlo Medici aux Cassinelli, des rafraîchissements et un point de rencontre avec d’autres randonneurs peuvent être trouvés. Entre un repas chaud et un verre de vin, les récits de voyage s’échangent et la prochaine aventure se prépare.
Après le col de Presolana, le voyage se poursuit vers le Rifugio Olmo. La route est encore longue, mais chaque pas nous rapproche du cœur authentique de l’Orobie.
Laissant derrière lui le col de Presolana, le sentier traverse la dense forêt de pins sur le versant sud de Presolana, un endroit qui semble tout droit sorti d’un conte de fées. Le sentier qui mène du col au C. Medici ai Cassinelli, est très fréquenté et, par sa beauté et sa simplicité, c’est un sentier accessible à tous.
En sortant de la pinède, le sentier rencontre de grands espaces qui dominent la vallée et offrent des vues spectaculaires sur les remparts sud de la Presolana ; le refuge Carlo Medici ai Cassinelli se trouve à proximité. Une halte s’impose : c’est le moment idéal pour ralentir le rythme, respirer profondément et se laisser envelopper par la beauté pure de la nature. Ici, le vent porte avec lui le parfum de la pierre chauffée par le soleil et des herbes qui poussent à l’état sauvage le long du chemin.
En laissant derrière soi le Rifugio Carlo Medici, le paysage devient plus sauvage et suggestif. Le sentier monte le long du Sentiero delle capre (sentier des chèvres) qui, après avoir pris de la hauteur, traverse les prés parsemés de rhododendrons et de gentianes sur le versant sud du Corzene.
Arrivé au Colle Presolana, le dernier tronçon du sentier traverse les éboulis de la Presolana di Castione.
Au point le plus haut du sentier se trouve la statue en bois du Christ des Ghiaioni. Il ne reste plus qu’une dernière descente à parcourir pour atteindre le bassin du pré où se trouve la cabane du Rino Olmo.
Le Rifugio Olmo, situé à 1 819 mètres d’altitude, est le refuge idéal après une journée de marche. Sa position stratégique en fait un coin de paix abrité dans les Préalpes d’Orobie, tandis que son atmosphère familiale accueille randonneurs et alpinistes dans une étreinte de chaleur et de tradition.
Ici, le voyage trouve une pause bien méritée : l’odeur d’un plat chaud qui s’échappe de la cuisine, le bruit du vent qui caresse les murs de pierre et le coucher de soleil qui colore les sommets de teintes dorées sont la parfaite récompense de l’effort de la marche.
Cette étape est une expérience immersive qui vous permet de découvrir la montagne dans sa forme la plus authentique : entre les forêts ombragées et les panoramas sans limites, chaque pas vous rapproche de l’essence de la Presolana.
Le Rifugio Olmo n’est pas seulement une destination, mais un lieu où les émotions s’installent et où le cœur s’émerveille. Ici, entre les murs de pierre et sous un ciel étoilé, le voyage trouve sa dimension la plus profonde.
Après des jours immergés dans la nature sauvage et l’atmosphère unique de la Presolana, le voyage touche à sa fin. Laissant derrière lui le Rifugio Olmo, le randonneur se prépare à retourner vers Clusone, non sans avoir traversé quelques-uns des points de vue les plus évocateurs de tout le trek.
Le sentier commence par une légère descente le long de la CAI 327, en suivant les courbes de la montagne jusqu’au Passo Olone, un carrefour naturel d’où s’ouvrent des vues incroyables sur les vallées en contrebas. Le paysage est encore dominé par des crêtes rocheuses et des pâturages d’altitude, mais progressivement la végétation s’épaissit, annonçant le retour à des altitudes plus basses
Après avoir passé le Passo Olone, le sentier continue à travers les alpages et les forêts de mélèzes jusqu’à Malga Campo, l’un des points les plus photographiés de tout le trek. De là, la vue sur la Presolana est tout simplement extraordinaire : sa silhouette majestueuse se découpe sur le ciel, presque comme un dernier adieu aux voyageurs qui quittent les hautes altitudes.
La descente se poursuit doucement, offrant un paysage de carte postale : arbres anciens, petits ruisseaux serpentant dans les prairies, et le bruit du vent caressant les crêtes. Cette partie de l’itinéraire invite à la réflexion et permet de savourer chaque instant avant le retour à la civilisation.
Après une longue descente sur un chemin de terre, on arrive à un virage en épingle à cheveux qui marque une jonction importante : ici on prend le sentier CAI 317A, qui mène à la Località Bigliardo, dans le territoire du Castione della Presolana.
À ce stade, l’itinéraire se transforme en un voyage à travers l’histoire, en suivant d’anciens chemins empruntés par les marchands, les bergers et les voyageurs depuis des siècles. Le chemin se poursuit sous les crêtes du Monte Campo, du Monte Valsacco et du Monte Parè, offrant des vues de plus en plus larges sur la vallée.
Après avoir traversé la localité de Blum, on arrive à la Chiesetta degli Alpini di Rovetta, un lieu riche de mémoire et de tradition, d’où l’on jouit d’un beau panorama sur la vallée et les montagnes traversées les jours précédents.
La dernière étape du Chemin Vert est plus qu’un retour : c’est une célébration de l’expérience, un moment pour imprimer dans sa mémoire les panoramas, les sensations, les fatigues et les conquêtes de chaque jour.
Ceux qui ont parcouru ces sentiers ne reviendront jamais vraiment les mêmes : les montagnes laissent une marque profonde, un lien indissoluble avec la nature, l’histoire et la liberté que seul le trekking peut offrir.
La randonnée de Presolana s’achève, mais le désir d’explorer ne s’éteint jamais.